Découvrez notre reconnaissance du parcours de l’Étape du Tour 2026 entre Le Bourg-d’Oisan et l’Alpe d’Huez. C’est le rendez-vous cyclosportif de l’année. Le 19 juillet prochain, 15 000 cyclistes amateurs s’élanceront sur les routes empruntées quelques jours plus tard par les professionnels du Tour de France. Au programme : 170 kilomètres, plus de 5 000 mètres de dénivelé positif et quatre cols mythiques des Alpes. Une édition qui s’annonce déjà comme l’une des plus exigeantes de ces dernières années.
Début juin. Quelques jours seulement après la réouverture des cols de la Croix de Fer et du Galibier, nous prenons la direction de Bourg-d’Oisans pour reconnaître le parcours de cette Étape du Tour 2026. Les murs de neige bordent encore les routes d’altitude, rappelant que la haute montagne vient à peine de sortir de l’hiver.
Cette année, les amateurs vont affronter un véritable monument du cyclisme : 170 kilomètres et plus de 5 000 mètres de dénivelé positif à travers quatre cols légendaires : la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier et le col de Sarenne avant une arrivée à l’Alpe d’Huez.
Comme chaque année, nous nous sommes rendus sur place pour reconnaître le parcours et vous livrer notre ressenti sur cette étape qui s’annonce folle.
EDT 2026 : Bourg-d’Oisans – Alpe d’Huez, 170 km – plus de 5 000 mètres de dénivelé positif
Bourg-d’Oisans sera en fête au mois de juillet avec l’accueil des 15 000 participants de l’Étape du Tour, tout juste une semaine avant le passage du Tour de France masculin. Une ambiance unique dans l’une des capitales mondiales du cyclisme de montagne.
Au programme de l’Étape du Tour 2026 :
- Col de la Croix de Fer : 24 km à 6,7 % – 2 064 m
- Col du Télégraphe : 11,9 km à 7,1 % – 1 566 m
- Col du Galibier : 18 km à 6,8 % – 2 642 m
- Col de Sarenne : 15,3 km à 6,8 % – 1 999 m

Top départ !
Le départ est donné depuis Le Bourg-d’Oisans. Les 11 premiers kilomètres sont parfaitement plats pour rejoindre le pied du col de la Croix de Fer. Aucune difficulté à signaler : un début idéal pour finir son échauffement et tourner les jambes sans prendre de risques.
La traversée d’Allemond nous amène progressivement sur les premiers dénivelés pour se hisser au niveau du barrage du Verney, que l’on traverse ensuite. Un dernier moment de calme avant de se lancer pour la haute montagne. On s’enfonce alors dans la vallée de l’Eau d’Olle en direction des sommets.
C’est parti pour le col de la Croix de Fer.
Col de la Croix de Fer : une ascension longue et irrégulière
Le Col de la Croix de Fer donne immédiatement le ton de cette Étape du Tour 2026 : rien ne sera facile.
Le pied de l’ascension est difficile et assez rectiligne en forêt. La pente est sévère et ne relâche pas sur les cinq premiers kilomètres, toujours au-dessus des 8 %. La traversée du village du Rivier d’Allemond marque la fin de cette première partie avec un replat salvateur.
À la sortie du village, surprise : une descente pentue d’un kilomètre avec deux virages qui peuvent piéger. Attention, la vitesse augmente rapidement.
Mais tout ce qui est descendu devra être remonté. La transition est brutale avec près d’un kilomètre à 12 % de moyenne. Désormais, on évolue à découvert. Si la chaleur ne devrait pas être un facteur déterminant grâce au départ matinal, le vent pourrait devenir un adversaire redoutable.
Après un nouveau replat de quelques centaines de mètres, la pente retrouve une certaine régularité jusqu’au barrage de Grand’Maison, atteint après une succession de virages en épingle.
Après plus d’une heure d’ascension, le paysage s’ouvre enfin sur les hauts sommets, notamment le massif des Grandes Rousses. Un faux plat descendant de deux kilomètres précède alors la partie finale : cinq derniers kilomètres relativement abordables au regard de ce qui précède, avec une pente oscillant entre 6 et 7 %.
L’arrivée au sommet du col de la Croix de Fer, à 2 064 mètres d’altitude, offre une récompense à la hauteur des efforts consentis.
Direction la Maurienne : attention aux fausses récupérations
La longue descente vers la vallée de la Maurienne débute. La première partie jusqu’à Saint-Sorlin-d’Arves est technique avec un enchaînement de courbes avant de laisser place à une route plus large.
Attention toutefois : après Saint-Jean-d’Arves, plusieurs portions remontantes viennent casser le rythme et sollicitent des jambes déjà éprouvées par cette première ascension.
La traversée de Saint-Jean-de-Maurienne peut s’avérer étouffante sous la chaleur de la vallée. Puis direction Saint-Michel-de-Maurienne via une douzaine de kilomètres en faux plat montant. Une portion idéale pour récupérer, s’alimenter et refaire le plein des bidons.
Car la suite ne laisse aucun répit.
Col du Télégraphe : trouver son rythme
À Saint-Michel-de-Maurienne, on bifurque à droite pour attaquer sans transition le col du Télégraphe.
À la différence de la Croix de Fer, cette ascension est beaucoup plus régulière. La route, large, serpente entre passages boisés et portions découvertes.
Les quatre premiers kilomètres sont les plus difficiles avec des pentes comprises entre 8 et 9 %. La difficulté s’atténue ensuite légèrement pour retrouver des pourcentages plus proches de 6 à 7 % sur la fin.
Le col du Télégraphe est parfait pour trouver son rythme. Son sommet, situé à 1 566 mètres d’altitude, marque pourtant seulement le début des hostilités.
Car le Télégraphe n’est qu’un amuse-bouche avant le plat principal.

Col du Galibier : magnifique et impitoyable
Quatre kilomètres de descente permettent d’atteindre Valloire avant de se lancer à l’assaut du terrible col du Galibier.
Une ascension aussi magnifique qu’impitoyable.
La traversée de Valloire jusqu’au hameau des Verneys est exigeante avec des pentes soutenues. On s’enfonce ensuite en direction de Plan Lachat à travers une vallée somptueuse où la route ne relâche jamais vraiment.
Plan Lachat constitue un véritable tournant dans l’ascension, au sens propre comme au figuré. On franchit les 2 000 mètres d’altitude et débute les huit derniers kilomètres.
La pente se cabre.
Les kilomètres défilent lentement, mais le spectacle est grandiose. Le sommet apparaît au loin, semblant encore inaccessible. Une marmotte traverse soudain devant mes roues et m’observe paisiblement lutter contre la pente.
Les murs de neige sont encore bien présents. À plus de 2 500 mètres d’altitude, le paysage devient entièrement minéral. J’arrive finalement au niveau du tunnel, à un kilomètre du sommet.

Dommage, lors de notre reconnaissance, la partie sommitale n’était pas encore accessible et n’ouvrirait que quelques jours plus tard.
Mais une chose est certaine : le Galibier sera le juge de paix de cette Étape du Tour 2026.
Du Galibier au col de Sarenne : une interminable transition
La descente du Galibier est rapide et technique jusqu’au col du Lautaret.
Puis vient une longue route descendante où il faut pourtant quasiment toujours pédaler pour rejoindre le pied de la dernière difficulté du jour : le col de Sarenne.
Une transition usante, où il faudra continuer à s’alimenter malgré la fatigue accumulée.
Car il restera encore un dernier obstacle à franchir.
Col de Sarenne : le dernier piège
Près de 150 kilomètres et plus de 4 000 mètres de dénivelé positif sont déjà derrière nous lorsque débute l’ascension du col de Sarenne.
Le dernier morceau col de cette journée hors normes.
Le pied est terrible jusqu’à Mizoën. Après une courte partie roulante, il faut immédiatement utiliser les plus petits braquets. Plus d’un kilomètre à 12 % en plein soleil.
L’arrivée à Mizoën offre enfin un peu de répit. La pente s’adoucit avant une courte descente suivie d’une nouvelle remontée avec près de deux kilomètres à plus de 9 % de moyenne.
Un nouveau replat permet de traverser Clavans-le-Bas avant d’attaquer la dernière partie.

La route devient étroite et à nouveau pentue. D’abord en forêt, puis totalement à découvert. À partir de Clavans-le-Haut, les difficultés s’enchaînent jusqu’au sommet.
Il faudra être solide mentalement pour aller chercher le col de Sarenne culminant à 1 999 mètres d’altitude.
Malheureusement, lors de notre reconnaissance, un récent éboulement nous a empêché d’emprunter les trois derniers kilomètres permettant ensuite de basculer vers l’Alpe d’Huez. Dommage, mais comme souvent en montagne, c’est elle qui décide.
L’Alpe d’Huez : un dernier effort avant la délivrance
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le sommet du col de Sarenne ne marque pas la fin de cette Étape du Tour 2026.
Après une descente technique de 4 à 5 kilomètres, il faudra encore fournir un ultime effort pour rejoindre l’altiport de l’Alpe d’Huez. Une dernière remontée d’une centaine de mètres de dénivelé positif qui risque de paraître interminable après plus de 165 kilomètres de course.
Les jambes seront lourdes, le mental éprouvé, mais l’ambiance des grands jours portée par les nombreux accompagnants et spectateurs présents sur la station vous donnera certainement l’énergie nécessaire pour rallier l’arrivée située à 1 798 mètres d’altitude.
Les derniers mètres permettront enfin de savourer. Car franchir la ligne d’arrivée de cette Étape du Tour 2026 aura une saveur toute particulière.
En conclusion : un véritable monument alpin
Sur le terrain, cette Étape du Tour 2026 nous apparaît comme l’une des plus difficiles de ces dernières années.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 170 kilomètres et plus de 5 000 mètres de dénivelé positif. Mais au-delà des statistiques, c’est surtout l’enchaînement Croix de Fer – Télégraphe – Galibier – Sarenne qui impressionne.
Le Galibier constituera sans doute le juge de paix de cette édition. Mais attention au col de Sarenne, qui pourrait faire exploser de nombreux participants déjà entamés physiquement et mentalement.
La gestion de l’effort sera capitale. Il faudra résister à la tentation d’en faire trop dans la Croix de Fer afin de préserver suffisamment d’énergie jusqu’au Galibier et au terrible final vers l’Alpe d’Huez.
L’alimentation, l’hydratation et la capacité à rester lucide après plusieurs heures de selle feront toute la différence.
Une chose est certaine : le 19 juillet prochain, les 15 000 participants vivront une expérience inoubliable au cœur des Alpes.
Notre verdict :
- Le plus difficile : Col du Galibier
- Le plus beau : Col du Galibier
- Le plus piégeux : Col de Sarenne
- Le plus irrégulier : Col de la Croix de Fer
- Matériel utilisé pour affronter cette étape de montagne :
- Vélo : Scott Foil RC Pro
- Transmission : Shimano Dura-Ace Di2 12 vitesses
- Développements : plateaux 36×52, cassette 11×34

Et bien sûr, retrouvez l’équipe Pédaleur sur le village de l’Étape du Tour du 17 au 19 juillet pour partager votre passion du vélo et découvrir notre box cycliste.
Bonne préparation à tous !
Et pour encore plus de détails et de belles images, retrouvez notre reconnaissance vidéo du parcours de l’Étape du Tour 2026 entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez !
L’Étape du Tour de France Femmes 2026 : La Voulte-sur-Rhône – Mont Ventoux (144 km, 3 565 m D+)
L’Étape du Tour de France Femmes 2026 sera également l’étape reine du Tour de France Femmes 2026 et sans aucun doute l’une des plus attendues. Le 6 août 2026, plus de 6 000 cyclistes auront le privilège de prendre le départ depuis La Voulte-sur-Rhône pour affronter le Mont Ventoux, le Géant de Provence.
Le parcours de 144 km et 3 565 m de dénivelé positif propose un enchaînement exigeant :
- Col de la Grande Limite (6,6 km à 5 %)
- Col du Colombier (3,2 km à 6,4 %)
- Puis l’ascension finale du Ventoux par Bédoin (15,7 km à 8,8 %), une montée mythique et sans concession.
Ainsi, entre les paysages ardéchois, les routes escarpées des Dentelles de Montmirail et la chaleur du mois de juillet, cette Étape du Tour Femmes promet un défi aussi exigeant qu’inoubliable.

Retrouvez toutes nos reconnaissances de l'Étape du Tour :
🚴 2025 : Albertville – La Plagne
🚴 2024 : Nice - le Col de la Couillole
🚴 2023 : Annemasse – Morzine
🚴 2022 : Briançon – L'Alpe d'Huez
